Ménisques : quand faut-il opérer ?

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Douleur, blocage, sensation de corps étranger, genou qui « se dérobe »… Ces symptômes évoquent une lésion du ménisque. Le traitement dépend des circonstances d’apparition de la douleur.

Si la douleur survient en plein effort

Une douleur violente et subite du genou, au cours d’une partie de foot ou de tennis ou tout simplement en voulant se redresser d’une position accroupie (après avoir posé du carrelage, jardiné…). Les jours suivants, le genou peut gonfler , la douleur et la gêne persistent, le genou craque ou se bloque par moments.

Quels examens ?

Outre l’examen clinique, des radiographies du genou pour écarter une arthrose (facteur favorisant) et une IRM afin de visualiser une lésion du ménisque.

Quels traitements ?

• En cas de déchirure du ménisque avec rupture du ligament croisé antérieur, le chirurgien envisagera de « recoudre le ménisque » sous anesthésie générale ou locorégionale. Trois mois de rééducation sont ensuite nécessaires, mais il est possible de reprendre une activité sportive dès 2 mois, à condition d’éviter les sports de pivot et la flexion trop importante du genou.

• Lorsque la suture est impossible, on peut retirer la partie lésée du ménisque sous arthroscopie. « On fait pénétrer la caméra et les instruments par un trou de chaque côté du tendon rotulien, en ambulatoire sous anesthésie générale ou locorégionale, explique le Pr Dominique Saragaglia, chirurgien orthopédique au CHU de Grenoble. On obtient de bons résultats dans 90 % des cas ».

Le patient peut reprendre ses activités sportives 3 semaines après, mais il devra poursuivre sa rééducation pendant un mois. L’intervention est très peu douloureuse et ne nécessite au réveil que de simples antalgiques.

Si la gêne s’installe peu à peu

A partir de 45/50 ans, le ménisque est moins souple, moins élastique. Progressivement, une douleur du genou apparait chaque fois que l’on bricole à quatre pattes, que l’on part en randonnée… puis lentement et insidieusement elle devient permanente, le genou craque et se bloque fréquemment.

Quels examens ?

Des radiographies pour s’assurer que cette gêne n’est pas la conséquence d’une arthrose du genou. En l’absence de signes d’arthrose, un arthroscanner, avec injection d’un produit « radio-opaque » dans l’articulation (avec anesthésie locale ou sans anesthésie) permet d’obtenir une cartographie des lésions cartilagineuses et méniscales.

Quels traitements ?

• Une rééducation avec musculation de la cuisse peut, en l’absence de blocages du genou, donner des résultats satisfaisants. Ce traitement est encore peu prescrit en France mais une récente étude norvégienne a montré l’efficacité de cette rééducation chez un kinésithérapeute, à raison de 2 ou 3 séances par semaine pendant 12 semaines.

• L’ablation de la partie « abimée » du ménisque, sous arthroscopie, suivie d’un mois de rééducation est aussi possible. Trois semaines plus tard, on peut refaire du sport. En revanche, en présence d’arthrose associée, on ne touche pas au ménisque.

Pourquoi préserver les ménisques ?

Amortisseurs et stabilisateurs du genou, les ménisques, interne et externe, ont une réelle utilité, ils protègent le cartilage du genou. La priorité est donc de les préserver au maximum, afin de prévenir l’évolution vers l’arthrose. D’après une étude de la Société française d’arthroscopie, les personnes à qui on a retiré le ménisque interne ont en effet 20 % de risques supplémentaires d’avoir de l’arthrose au-delà de 10 ans et ce pourcentage double pour le ménisque externe.

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Docteur Jean-Marie Philippeau chirurgien orthopédiste à Saint-Herblain spécialisé en chirurgie du genou et traumatologie sportive. Consultation en chirurgie orthopédique à Saint-Herblain : Clinique Saint-Augustin.